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mercredi 17 juin 2015

VAGABONDAGES




MAROC - Printemps 2015 par chiloedream
Toutes les images animées de cette vidéo ont été prises par Karine. Merci et bravo my Seadream.

mardi 16 juin 2015

Couleurs de LARACHE



Si on n'a pas la chance de posséder un attelage Citroën/Berlingo/TK-Ravane, ou une Bentley-Mulsanne comme Yann, on peut arriver à LARACHE avec un grand taxi collectif au départ de Rabat, de Tanger ou d'ailleurs. 











Arriver le matin à LARACHE dans la belle lumière de Juin est un bonheur, sauf pour les bébêtes à plumes ou à poils qui attendent de passer à la poêle, au tajine, à la casserole ou à la broche après être passées de vie à trépas...
















Sur le marché de LARACHE ce matin, une dorade coryphène commune dans les eaux tropicales et subtropicales où on l'appelle mahi-mahi, et qu'on retrouve aussi depuis quelques années déjà, comme d'autres espèces tel le barracuda, dans les eaux marocaines de l'Atlantique et de la Méditerranée, réchauffement climatique et migrations marines obligent...








LARACHE se prend pour Santorin avec le dôme de son Eglise Santa Maria del Pilar...




L'entrée du Jardin des Lions sur le Boulevard Mohamed V.




Cimetière espagnol de LARACHE. Jean Genet y sommeille.




"Quand j'étais misérable, marchant dans la pluie ou le vent, la plus petite anfractuosité, le moindre abri devenait habitable. (Jean Genet - Journal du Voleur)"



"Mais viens, ô ma frégate, une heure avant ma mort. (Jean Genet - Le condamné à mort)"



"Voir quoi? Quels juges? C'est pas maintenant que tu vas aller te dénoncer. Ça serait de la vraie connerie (Jean Genet - Querelle de Brest)"




"Il faut poursuivre les actes jusqu'à leur achèvement. Quel que soit leur point de départ, la fin sera belle. C'est parce qu'elle n'est pas achevée qu'une action est infâme. (Jean Genet - Journal du Voleur)"




Jean Genet est mort dans la solitude d'un petit hôtel parisien. Il avait semble-t-il manifesté son désir de reposer ici à LARACHE dans le cimetière espagnol perché sur la falaise qui domine l'Atlantique. Nous signons le Livre d'Or : "Mardi 16 Juin 2015 - Une belle lumière aujourd'hui sur le cimetière de Larache. Un salut à JEAN GENET et à tous les anonymes, ces bienheureux qui entendent ici la chanson de l'OCEAN ad VITAM AETERNAM. Thierry le R'Bati - Karine l'Algéroise"




"La solitude ne m'est pas donnée, je la gagne. Je suis conduit vers elle par un souci de beauté. J'y veux me définir, délimiter mes contours, sortir de la confusion, m'ordonner. (Jean Genet - Journal du Voleur)"








Entre les digues, l'embouchure du Loukos.

















Le Phare de LARACHE.




































































Maroc, pays de couleurs et de lumière... LARACHE en est l'illustration parfaite. Comme dans d'autres villes du pays, le bleu et le blanc dominent, ce bleu qui nous fait faire de bien jolis voyages :

"Et c'est là que je le vis. A une centaine de pas devant moi, avançant avec précaution dans les hauts roseaux du fleuve, un tigre bleu. Le tigre bleu de l'Euphrate, félin majestueux au pelage de lapis-lazuli. Je le suivis. Il me fit traverser l'Euphrate, et lorsque nous arrivâmes sur l'autre rive, lorsque Bucéphale eut posé son dernier sabot sur la terre ferme, il rugit comme un titan. Ses crocs étaient comme des couteaux d'or (Laurent Gaudé - Le Tigre bleu de l'Euphrate)"

Point de tigre bleu et point d'Euphrate à LARACHE puisque c'est le Loukos qui achève ici son cours. Ses rives paisibles virent les Phéniciens fonder Lixus sur la rive Nord du fleuve au VIIe siècle avant Jésus-Christ... L'occasion d'écrire une autre page dans le blog des artistes, des poètes et des voyageurs... si tout le monde reste sage comme il se doit...

mardi 26 mai 2015

SOUK du Maroc : Une authentique survivance




Le jour de souk est l'événement hebdomadaire des petits villages, des villes et des campagnes du Maroc. C'est le jour où tout le monde converge à pied, à vélo, en "carossa", à dos d'âne ou de mule vers ce lieu où une vie intense et colorée va animer la journée pendant quelques heures. On vient vendre les produits de sa terre pour améliorer l'ordinaire, un mouton, une poulette, des oeufs... Ici, le marchandage est une institution. Les prix demandés doivent se négocier avec le sourire, et quelque soit la remise, on repartira toujours avec un produit au minimum 2 à 3 fois moins cher qu'en France. 












































Poulet aux OLIVES VIOLETTES (pour 6 personnes):
Ingrédients: 200 g d’ olives violettes / 1 poulet coupé en huit morceaux / 1 gros oignon / la pulpe d'une tomate / 1 bouquet de persil / 1 bouquet de coriandre / 4 pincées de safran en poudre / 1 demie-cuillère à café de gingembre en poudre / 1 petit bâton de cannelle / 1 citron confit / 75 grammes d’ amandes mondées / 2 cuillères à soupe d’huile d’olive / sel, poivre.
PRÉPARATION:
Épluchez l’oignon et émincez-le. Hachez la pulpe de la tomate. Rincez les herbes et épongez-les. Ciselez la moitié des feuilles et réservez les autres. Versez l’huile d’olive dans une sauteuse et faites-y dorer les morceaux de poulet avec l’oignon émincé, du sel, du poivre, le safran, le gingembre et le bâton de cannelle. Ajoutez la pulpe de tomate hachée et la moitié des herbes ciselées puis mouillez avec 10 centilitres d’eau. Couvrez et laissez mijoter 45 minutes. Rincez le citron confit, épongez-le et coupez-le en lamelles. Ajoutez-le dans la sauteuse avec les olives et les amandes au bout de 45 minutes de cuisson. Laissez cuire 5 minutes encore à découvert pour faire réduire le jus. Servez chaud, parsemé des feuilles de persil et de coriandre non-ciselées.








""Qu'on soit de la Balance ou bien du Lion, on s'en balance on est des lions..."" (Léo FERRE)






""Pour tout bagage on a vingt ans, on a une rose au bout des dents qui vit l'espace d'un soupir et qui vous pique avant de mourir, quand on aime c'est pour tout ou rien, c'est jamais tout c'est jamais rien, ce rien qui fait sonner la vie comme un réveil au coin du lit"" (Leo FERRE)



""Un homme sans tradition est comme un zèbre sans rayure"" (proverbe africain). C'est pour cela qu'il n'y a pas de zèbres au Maroc hé hé!!!



Sur le souk hebdomadaire, vous trouverez tous les "petits" métiers, "petits" entre guillemets car ces métiers-là sont tout simplement gigantesques, une authentique et miraculeuse survivance. Chez nous, ""on ne trouve plus de fers à chevaux sur nos chemins de campagne. Les enclumes dorment au Musée des traditions populaires, près des fléaux et des varlopes"" (Chantal Dupuy-Dunier - Mille grues de papier - 2013). Ici sur les souks du Maroc, vous pourrez mener votre baudet chez le "pédicure" ou faire souder le couvercle de votre vieille "mokraj" pour 3 francs six sous, et parfois même vous faire arracher une dent si le coeur vous en dit, et si vous l'avez solide...



Et c'est reparti au minimum pour 10 ans de bons et loyaux services, garantie "Boussac" comprise.










""Le monde moderne n'a pas le temps d'espérer , ni d'aimer, ni de rêver. Ce sont les pauvres gens qui espèrent à sa place, exactement comme les saints aiment et expient pour nous. La tradition de l'humble espérance est entre les mains des pauvres..."" (Georges BERNANOS - Enfants humiliés)



























































Maroc, pays de couleurs et de lumière. Le souk est la plus authentique survivance d'une tradition séculaire. Et pour celui qui naît dans ce beau pays, l'émotion est double. ""Ce qui fait que je suis moi-même et pas un autre, c'est que je suis ainsi à la lisière de deux pays, de deux ou trois langues, de plusieurs traditions culturelles. C'est précisément cela qui définit mon identité. Serais-je plus authentique si je m'amputais de moi-même?"" (Amin MAALOUF - Les Identités meurtrières - 1998).
Ne pas renier ses origines, ne pas oublier d'où on vient pour mieux comprendre ce que nous sommes aujourd'hui, c'est le secret pour ne pas entamer ses réserves de printemps... ""Pour tout bagage on a vingt ans, on a des réserves de printemps qu'on jetterait comme des miettes de pain à des oiseaux sur le chemin, quand on aime c'est jusqu'à la mort, on meurt souvent et puis l'on sort, on va griller une cigarette, l'amour ça se prend et puis ça se jette..."" (Léo FERRE)